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Une petite Jérusalem délivrée
Grassano, village littéraire

 

 

Grassano est un petit village situé en province de Matera (Basilicate) ; il s’élève sur une colline pelée marquée par de profondes érosions et il est située entre les vallées des fleuves Bradano et Basento, comme « une petite Jérusalem imaginaire dans la solitude d’un désert ».

L’écrivain Carlo Levi, dans son roman le plus renommé, « Christ s’est arrêté à Eboli », décrit Grassano avec ces mots : « Devant moi, s’élèvait, comme une grande onde de terre, uniforme et dépouillé, la montagne de Grassano, et au sommet, presque irréel dans le ciel, comme l’image d’un mirage, se montrait le village ( … ).
wpe15.jpg (2851 byte)Je remontai et redescendis, tout seul, pour les petites rues inconnues, jusqu’au moment où j’arrivai à l’église, dans le vent, au sommet du village, pour regarder tout l’horizon, qui porte loin au – delà des limites qui marquent la Lucanie. D’ici, à mes pieds, les maisons du village, avec leurs toits jaunâtres, et encore la descente onduleuse et grisâtre de la montagne, jusqu’au fleuve ( … )
».
     Les lieux susmentionnés sont aujourd’hui devenus des protagonistes vivants du Parc Littéraire dédié à Carlo Levi.

La commune de Grassano, quoiqu’elle n’ait qu’un territoire de 41,07 kilomètres carrés, avec environ 6,000 habitants est une des localités les plus peuplées de cette partie de la Lucanie.

On connaît peu à propos de l’origine et la fondation de cette localité, le même à propos de la signification de son toponyme.
En effet selon quelques – uns le nom Grassano dérive du nom nobiliaire romain « Grassus », même si la plupart des historiens penchent pour une origine du mot « Crassa » ( annone ), à cause des terres fertiles qui côtoient le Basento.

Quant à ses origines le document le plus antique dont on parle de cette communauté est la Bulle papale de Calliste II, rédigée en 1123, où on utilise le nom « Crassanum » ; tandis que du Registre Angevin de Basilicate de 1280 on apprend que Grassano était un hameau appartenant à Tricarico.

Au début de 1300 le fief de Grassano fut donné à l’Ordre Hiérosolymitain, dit aussi des Chevaliers de Malte, qui le posséda jusqu’au début du dix – neuvième siècle. Grassano se changea en une des commendes les plus importantes de l’Ordre Hiérosolymitain de Basilicate.

Le commandeur de Grassano, nommé par l’Ordre, résidait dans un château majestueux, ensuite abattu, qui se trouvait à côté de l’Eglise mère de Saint Jean et Saint Marc.

wpe14.jpg (4088 byte)De cette ancienne église, située au sommet du village, « les yeux planent en chaque direction sur un horizon immense, identique dans tout son cercle. On est comme au milieu d’une mer de terre blanchâtre, monotone et sans arbres », écrivait Levi dans son « Christ s’est arrêté à Eboli ».

Dans son intérieur l’église garde un orgue ciselé du dix – huitième siècle et un buste – reliquaire en argent de Saint Innocent, le saint patron du village, qui est fêtée annuellement le 22 de Septembre.

En descendant à travers de petites rues raides on arrive au boulevard Humbert I sur lequel de nombreux palais du dix – huitième siècle donnent ; ici il est possible visiter le Palais Materi.
Au bord de la partie vielle du village on trouve l’ancien Palais Revertera avec son splendide portail du dix – huitième siècle.

Derrière au centre historique de Grassano on peut visiter les « Cinti » (traduit en français, les Ceintures ), un suggestif site géologique, naturaliste et architectonique, faisant part du Parc Littéraire de Carlo Levi. Ici, une longue série de vieilles grottes se déroule.

Au contraire, dans la partie de récente expansion on admire l’ex – couvent du dix – huitième siècle de la Sainte Vierge du Carmel, autrefois situé aux marges du centre habité, qui accueille aujourd’hui les bureaux municipaux.
A signaler, dans son intérieur, quelques belles toiles des dix – septième et dix – huitième siècles exposées dans l’église, le cloître conventuel du dix – huitième siècle et le vieux réfectoire , maintenant transformé en salle de conseil, où on trouve deux fresques du dix – huitième siècle qui représentent les Noces de Cana et la Dernière Cène.

A l’entrée du village, le Palais Ferri avec sa spacieuse cour carrée et la voisine église de la Vierge de la Neige, caractérisée par un inhabituel clocher au toit à oignon, se pavanent.
A l’intérieur de cette église il y a une belle nativité d’école napolitaine du dix – huitième siècle et un bénitier en pierre du dix – septième siècle.

A ceux qui aiment la nature on conseille une excursion à pied pour les vieux sentiers, pavés avec pierre de fleuve, qui de Grassano mènent au fleuve Basento où, grâce à des eaux propres et riches en poissons, les amoureux de la pêche y vont nombreux.

© Traduzione Paolo Abate (2005)

 

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